Discours du 28 novembre 2011 pour répondre aux allégations du whip en chef du gouvernement

Les Canadiens connaissent aujourd’hui la pleine mesure du régime antidémocratique et idéologique du gouvernement conservateur.

Les Canadiens de l’Ouest sont témoins d’un gouvernement qui refuse d'écouter la voix de ceux-là mêmes qu’il est censé représenter.

Beaucoup de Canadiens se rendent compte aujourd’hui à quel point le gouvernement fédéral n’est pas là pour les représenter – et pourquoi il est grand temps de parler d’une voix forte et de l’urgence d’agir dans les enjeux qui nous tiennent à cœur.

D’emblée, j’aimerais répondre aux allégations formulées à mon endroit à la Chambre des communes ces derniers jours. Les allégations du député de Regina - Lumsden - Lake Centre et whip en chef du gouvernement me déçoivent au plus haut point.

Il m’a approchée la semaine dernière à la suite d’une perturbation à la tribune pour m’accuser de l’avoir organisée.

Je lui ai clairement fait comprendre qu’il se trompait.

Au Parlement, nous sommes tous d’honorables députés et l’acceptation de la parole d’un député est fondamentale pour le bon fonctionnement de la Chambre des communes.

Au lieu d’accepter ma parole en tant que députée à la Chambre des communes, le whip en chef du gouvernement m’a approchée pour me dire que j’allais « être ciblée » et a répété l’histoire fictive que lui et ses collègues se sont racontée ici, à la Chambre. 

Je tiens à souligner que j’ai fourni des laissez-passer à un groupe d’agriculteurs de l’Ouest qui appuient la Commission canadienne du blé. Il m’arrive régulièrement de distribuer des laissez-passer à des visiteurs. Je ne savais pas du tout qu’il y aurait du chahut.

À titre d’information, la personne qui a protesté à la tribune la semaine dernière m’a présenté ses excuses par la suite et a indiqué que je n’étais pas au courant de ses intentions et que je n’y étais absolument pour rien dans le geste qu’il a posé.

Les députés du gouvernement n’ont pas hésité de sauter sur l’occasion de formuler de fausses accusations à mon endroit et de chercher à m’intimider. Une telle attitude n’a pas sa place au sein d’un gouvernement qui a été élu pour représenter les Canadiens. La Chambre des communes fonctionne suivant le principe de l’honneur des députés, de l’honneur de leur parole et de l’honneur qui nous a été donné de représenter les Canadiens.

Le whip devrait retirer ses déclarations et présenter des excuses à la Chambre.

Cette attitude est révélatrice du mépris qu’affiche le gouvernement à l’endroit de quiconque est en désaccord avec lui. En fait, il ressemble de plus en plus aux conservateurs de Mulroney.

Une chose est certaine. Je ne me laisserai pas intimider par les députés d’en face.

Je sais qu’ils ont de la difficulté à se réconcilier avec le fait que je suis à l’heure actuelle l’unique députée de l’opposition à représenter une circonscription rurale dans les trois provinces des Prairies. J’ai des nouvelles pour eux. S’ils continuent dans leur arrogance et à mépriser la population de l’ouest du Canada, ils se retrouveront après les prochaines élections avec beaucoup plus de députés néo-démocrates qui défendront véritablement les intérêts des Canadiens de l’Ouest.