La Journée internationale de la femme

 

La Journée internationale de la femme rend hommage à la force et au courage des militants et des militantes pour l’égalité des sexes dans le monde entier. Cette journée est l’occasion pour nous de prendre conscience des injustices et des inégalités auxquelles sont confrontées tant de femmes, et de nous tourner avec espoir vers le travail accompli pour rendre le monde meilleur. L’égalité et l’autonomisation des femmes se traduisent par des collectivités plus fortes et plus saines pour tous.

Dans tous les pays, les féministes sont au front des luttes pour le respect des droits de la personne. Nous défendons les droits des GLBTA, les droits liés à la procréation et le droit à l’éducation. Dans beaucoup trop d’endroits, y compris au Canada, nous devons défendre les droits fondamentaux à la sécurité et à l’autodétermination. Ceux et celles qui ne peuvent se faire entendre ont voix au chapitre grâce aux organisations citoyennes qui se consacrent à l’égalité des sexes.

Au pays, et en dépit d’une grande adversité, les appels lancés pour la tenue d’une enquête nationale et la mise sur pied d’un plan d’action national pour les femmes autochtones portées disparues ou assassinées et pour leurs familles se font toujours entendre haut et fort. Chaque veille, chaque marche, chaque danse en rond et chaque rallye tenus à la mémoire des femmes autochtones démontrent à quel point rien ne peut endiguer ce flot de voix, ni décourager ceux qui réclament à cor et à cri que le gouvernement agisse.

Cette semaine, les Canadiens ont vu comment une jeune féministe peut donner une impulsion au changement. Anne-Marie Roy, qui préside la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa, a fait preuve de courage en dénonçant la culture du viol et de la misogynie qui sévit dans la communauté universitaire. Sa décision de se dresser contre le harcèlement sexuel sur les campus est un exemple du dévouement dont font preuve les militantes aux quatre coins de la planète.

En ma qualité de porte-parole néodémocrate en matière de condition féminine, j’invite tous les hommes et toutes les femmes à se joindre à moi par solidarité pour rendre hommage à une nouvelle génération de courageuses militantes pour les droits des femmes.

En solidarité,

Niki Ashton -  La Députée (Churchill)  
Pièce 263, Édifice de la Confédération

Chambre des Communes, Ottawa, K1A 0A6

Fractionnement du revenu

Députée Peggy Nash, Parkdale – High Park
Porte-Parole en Matière de finances

Le projet du gouvernement conservateur d’instaurer le « fractionnement du revenu » risque de faire reculer les Canadiennes. Ce plan amputera d'environ 3 milliards de dollars par année l'excédent budgétaire péniblement dégagé au fédéral. Cette dépense fiscale régressive et inefficace ne sera tout simplement pas avantageuse pour 86 % des familles canadiennes, une proportion ahurissante.
Cet excédent budgétaire appartient à tous les Canadiens, et pas seulement aux mieux nantis. Ces fonds pourraient être investis dans une stratégie sur la garde d’enfants ou pour la création d’un programme pour les aidants naturels : deux mesures qui aideraient énormément toutes les familles canadiennes, sans distinction. 

Le fractionnement du revenu va aussi accentuer l'inégalité des revenus. L'Institut CD Howe a confirmé que cette mesure causera plus de mal que de bien. Les familles faisant partie du 60 % de la population avec les plus bas revenus profiteraient, en moyenne, d’une réduction d’impôt de 50 $. Quant aux familles canadiennes faisant partie du 5 % des mieux nanties — celles dont les revenus sont supérieurs à 147 000 $ — elles profiteraient, en moyenne, d’une réduction d’impôt de 1 100 $. 

Selon David MacDonald, économiste du Centre canadien de politiques alternatives, le fractionnement du revenu est un choix politique délibéré qui exacerberait une répartition déjà extrêmement inégale des revenus au Canada. Il entraîne l’inégalité de par sa conception, et non par accident. 

Les conservateurs ont beau dire qu'ils veulent créer des emplois, leur projet dissuadera fortement le conjoint ayant le revenu le moins élevé de travailler. Malheureusement, comme les femmes gagnent en moyenne 19 % de moins que les hommes, c'est souvent la femme qui gagne le revenu le moins élevé. 

Les conservateurs, tout comme les libéraux avant eux, ne font rien pour réduire l’inégalité entre les sexes qui s’accentue au Canada. À l’heure actuelle, plus de 52 % des mères monoparentales avec de jeunes enfants vivent sous le seul de la pauvreté au pays. Ces femmes travaillent dur et méritent qu’on les laisse souffler un peu. Les familles monoparentales, dont 80 % sont dirigées par des femmes, ne sont tout simplement pas admissibles pour profiter des avantages du fractionnement du revenu. En tant que féministes, nous devons nous renseigner et nous opposer au fractionnement du revenu. Les néo-démocrates agissent pour le compte de toutes les familles canadiennes, et non seulement pour les plus riches.

Services de garde

Députée Jinny Sims, Newton - North Delta, B.C.
Porte-parole en Matière d'emploi et de développement social

L’accès à des services de garde de qualité est fondamentalement à la base de l’égalité des femmes au Canada. Sans accès à des places abordables en garderie, les parents ne peuvent pas participer pleinement à la population active. Les pays où les femmes jouissent du meilleur statut offrent tous des régimes universels pour la garde des enfants qui sont gratuits ou subventionnés, de même que d’excellents programmes de congés parentaux. Les investissements gouvernementaux dans les services de garde sont socialement et financièrement responsables, parce que la participation des femmes à la population active est essentielle à la prospérité de l’économie nationale.

Malheureusement, le Canada est confronté à une crise d’accessibilité aux services de garde. En effet, de nombreuses familles ne peuvent tout simplement pas se permettre des services de garde de qualité : une place, si on arrive à en trouver une, peut coûter jusqu’à 2000 $ par mois.

Depuis trop longtemps, les conservateurs et les libéraux dilapident des milliards de dollars en cadeaux fiscaux à des sociétés qui ont de bons contacts au lieu d’aider les parents. Leurs promesses rompues ont fait en sorte que beaucoup trop de parents doivent faire un choix difficile entre travailler ou rester à la maison.

Des études confirment qu’une stratégie sur la garde d’enfants serait tout à fait sensée, car chaque dollar investi dans ce genre de programme en rapporte deux ou plus. Le Canada se classe au dernier rang des pays industrialisés au titre des dépenses publiques consacrées aux programmes d’éducation et de garde des jeunes enfants en pourcentage du PIB, ce qui a entraîné une pénurie de places abordables dans des services de qualité.

Exigez quelque chose de mieux pour les enfants, les familles et les femmes au Canada en signant la pétition.